Frénésie poétique, le retour
Comme les rimes embrassées, j'ai commencé ce poème avant le précédent, mais je l'ai terminé après.
Le voilà, donc, il est assez explicite par lui-même...
Le monde des grands
Peut-être un jour losque je grandirai
Oui peut-être qu'un jour je comprendrais
Que chez les grands ce n'est pas bien pas bien
De trébucher tout le long du chemin
En attendant, bah moi j'ai rien compris!
C'est quoi ces conneries de marcher droit?
Si je veux gambader dans la prairie
Pourquoi est-ce que j'en n'aurais pas le droit?
Je me fais chier à me tenir debout
Mais chez les grands c'est normal, on s'en fout
Je préfère encore rester enfant
Si c'est comme ça le monde des grands!
Peut-être un jour lorsque je serai grand
Oui peut-être je dirai je comprends
Que chez les grands c'est louche oui très louche
Lorsque la vérité sort de ta bouche
En attendant, bah moi je ferme ma gueule
C'est quoi ces conneries de faire semblant?
Si j'ai pas envie de rester tout seul
Pourquoi j'ai pas droit de parler aux gens?
Je me fais chier à jouer la comédie
Mais chez les grands c'est normal, c'est poli
Je préfère encore rester enfant
Si c'est comme ça le monde des grands!
Peut-être un jour lorsque j'aurai grandi
Oui peut-être qu'un jour j'aurai compris
Que chez les grands ça craint vraiment un max
Et que j'y serais jamais à ma place
En attendant, moi je fais du boudin
C'est quoi ces conneries de foutre en l'air
Ceux qui ont besoin de tenir la main
Pour pouvoir traverser la rivière?
Je me fais chier à jouer à l'enfant sage
Mais chez les grands tu gênes le passage
Y en a que pour les secs et les hautains
Chez les grands moi je sers vraiment à rien...
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