Le XXI est petit...
Après avoir découvert Persona 3, fabuleux jeu vidéo sur Playstation 2, par l'intermédiaire de mon amie Emilie, j'ai décidé de me mettre à l'étude des arcanes majeurs du tarot.
Quel rapport me direz-vous? Hé bien c'est simple, dans Persona 3, les personnages possèdent des pouvoirs mystiques qui sont liés à leurs relations sociales. En s'investissant dans les relations de son personnage, et en en découvrant des nouvelles, le joueur augmente la puissance et l'étendue de ses pouvoirs. J'adore. :p
Or, les relations sociales sont classées d'après les 22 arcanes majeurs du tarot. Par exemple, vers le début du jeu,on a la possibilité de passer du temps avec un camarade de classe du nom de Kenji, qui tente d'échafauder un plan fumeux pour draguer une prof. :p Alors, une voix mystérieuse retentit dans la tête du héros... "Tu auras notre bénédiction lorsque tu décideras de créer une Persona de l'arcane du Bateleur". Par la suite, d'autres occasions de rencontrer Kenji se présentent, et à chaque fois votre amitié peut se renforcer, renforçant par-là même le lien social du Bateleur.
Pour le jeu de rôles, nous avons décidé de procéder légèrement différemment. Comme dans le jeu vidéo, chaque contact social d'un personnage sera classé dans l'un des 22 arcanes, mais la différence réside dans le fait que l'arcane sera inhérent au type de relation entretenu avec la personne, et pas à la personne elle-même. Par exemple, si nous repartons sur l'exemple de Kenji, il n'appartiendrait à un lien social du Bateleur que dans le cas où il entretiendrait une relation de manipulation, de profiteur, avec le personnage (dans un sens ou dans l'autre, d'ailleurs). Mais en tant que simple camarade de classe, Kenji pourrait aussi bien être classé dans l'arcane de la Justice, au départ. Au fur et à mesure que la relation évoluerait, il pourrait alors changer d'arcane... ainsi, en devenant partenaire d'activité, il pourrait passer sous l'égide du Chariot; en devenant ami proche, il passerait sous la Tempérance; en devenant rival pour les beaux yeux de la prof en question, il passerait à la Force...
Bien évidemment, tout l'intérêt de cette classification réside dans l'attribution des pouvoirs mystiques. Après une (longue!) recherche fructueuse, nous avons établi 22 familles de pouvoirs différents. Chaque relation sociale d'un personnage lui donne des points qui lui permet (ou non!) de disposer de certains pouvoirs. Ce qui signifie que...
• en établissant de nouveaux types de relations sociales (par exemple en se mettant à faire du baby-sitting), chaque personnage a potentiellement accès à de nouveaux types de pouvoirs.
• en renforçant les relations qu'il entretient avec les autres personnages, il augmente la puissance de ses pouvoirs actuels.
• en changeant le type de relation qu'il entretient avec une personne, il peut voir ses pouvoirs muter sans préavis. :p
• en perdant un contact social, il perd une partie de ses pouvoirs.
Ainsi, un personnage peut décider de se mettre à éviter l'un de ses contacts sociaux pour le simple plaisir de découvrir les pouvoirs de l'Ermite. Ou alors détester quelqu'un de toutes ses forces pour goûter à ceux de la Mort. Mais gare aussi aux retours de flamme... Car quelqu'un que je me mets à détester peut très bien se mettre à m'éviter... :p Ou quelqu'un que je mène par le bout du nez peut se mettre à me détester... Or, comme on peut s'en douter, ce sont les relations sociales les plus difficiles ou instables qui donnent accès aux pouvoirs les plus intéressants...
Tout cela ouvre des perspectives très intéressantes au jeu de rôles, et à ma connaissance, inédites. J'ai bon espoir qu'avec ça, mes joueurs se mettront à jouer autre chose que des psychopathes ou des dépressifs... :p