Poésie désoeuvrée

Publié le par Perlune

Peut-être quelqu'un se reconnaîtra-t-il dans ce poème... mais peu m'importe, ce n'est pas le but recherché. Inutile donc de jaser sur l'origine des vers qui suivent.

 

 

  

Roue de Fortune

 

 

On m'a traîné au tribunal

On m'a jugé et condamné
Pour vous tous j'incarnais le mal
J'étais le Diable personnifié
 
Vous avez ri et puis craché
Sur mon visage, sans le voir
Vous avez bien villipendé
A mon sujet, sans rien savoir
 
Dans vos chansons dans vos histoires
Je suis devenu le méchant
Le sanguinaire au coeur tout noir
Le tueur, le violeur d'enfants
 
Alors de tomber en disgrâce
Au royaume d'un coeur de feu
Quel effet est-ce d'être à ma place
De perdre ce qu'on aime le mieux?
 
De ma retraite reculée
On m'a colporté la nouvelle
C'est à vous d'être calomniée
En langues ignardes et cruelles
 
Dans ce refrain jubilatoire
Il n'y a nulle méchanceté
Mais le simple plaisir de voir
Que c'n'est pas vous qui en rirez

 

 

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Publié dans Poésie

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