Aurore – Nous, les femmes, on fonctionne au désaveu.
Stéphanie – C'est-à-dire ?
Aurore – Eh bien, quand il y a conflit, au lieu d'avoir recours à la confrontation, comme les hommes, on se pourrit mutuellement aux yeux de la communauté. On s'entretue socialement, quoi.
Stéphanie – Sans déconner !
Aurore – Si, si, je te promets. (rires) C'est pour ça qu'il y a un déséquilibre dans les conflits homme-femme. C'est parce qu'on n'a pas le même mode de résolution des conflits. Quand une femme cherche à discuter, l'homme croit qu'elle cherche la confrontation, et il la mène donc comme telle. Et inversement, quand un homme a besoin d'espace, de liberté, la femme prend ça comme un désaveu. C'est pour ça qu'elle tient absolument à discuter.
Agathe – En fait, on se sent juste offensé par la manière de faire de l'autre, alors qu'il voit les choses différemment...
Aurore – C'est ça.
Stéphanie – Ouais, enfin, c'est pas vrai pour tout le monde...
Aurore – Moyennant une certaine marge d'erreur. Et puis, ça dépend des domaines, aussi : par exemple, moi, avec mes rivales amoureuses, je suis à fond dans la confrontation.
Agathe – Ca s'est pas vu...
Aurore – Évidemment, on n'a jamais été rivales toi et moi... Et honnêtement, j'espère pas que ça arrivera un jour, parce que c'est pas joli à voir...
Agathe – A ce point ?
Aurore – Mais trop ! Je suis totalement pour la guerre ouverte, tous les coups sont permis, et que la meilleure gagne ! (rires) Non, mais j'en rajoute, parce que j'ai une perception très négative de mon comportement amoureux... Si on était après le même mec, je saurais être suffisamment intelligente pour lâcher l'affaire. Je sais comment je fonctionne, j'ai plus des... « pulsions amoureuses » : sur le coup, je serais prête à tout pour avoir le mec qui me plaît, mais cinq minutes plus tard, je me trouve ridicule.
Agathe – Tu m'as fait peur...
Aurore – Ouais, je suis une folle, que veux-tu... Non, mais je suis une femme loyale. Pas comme certaines personnes...
Stéphanie – Hé, pourquoi tu me regardes, là ?!
Aurore – Pfouh, alors là, je pensais pas du tout à toi...
Stéphanie – Plutôt à quelqu'un dont le prénom commence par « é »...?
Aurore – Tout de suite, les préjugés abusifs... (rires) N'empêche, tu rigoles, mais quand je repense à Élise, je suis totalement décompléxée, quoi...
Stéphanie – Tu m'étonnes. (regards entendus)
Aurore – D'ailleurs, ça fait une excellente transition avec le sujet de départ, merci Steph...
Stéphanie – Pourquoi, tu vas la pourrir ?
Agathe – Allez, vas-y, défoule-toi ma grande !
Aurore – Non, justement ! C'est elle qui me pourrit, c'est elle qui se défoule... Depuis cette fameuse soirée... (regard interrogateur de Stéphanie) Ben, en gros, je l'ai un peu trop ouverte pendant une soirée, et j'ai appris, après coup, que tout le monde m'avait trouvée super désagréable... Et tu sais comment je l'ai appris ? Je te le donne en mille : c'est Élise qui me l'a dit, comme prétexte pour me refuser à une soirée. Et, comme le hasard fait bien les choses, c'était justement une soirée où elle avait invité Alexandre.
Stéphanie – Ah ouais, en effet, quel hasard !
Aurore – Mais c'était incroyable, quoi, elle s'est acharnée, genre, j'avais commis un crime contre l'humanité... Alors qu'en plus je lui avais rien fait ; à la soirée fatidique, je m'étais fritée avec Cécile. Si quelqu'un devait m'en vouloir, c'était elle... or, avec Cécile, les choses se sont réglées en deux temps trois mouvements, j'ai dit pardon, elle a dit pardon, hop, fini ! Et ce qui me fait plaisir, justement, c'est que Cécile est la première à dire qu'Élise a fait tout un foin de cette histoire, et que comme par hasard, ça coïncidait avec la période où elle commençait à se rapprocher d'Alexandre – alors qu'on était encore ensemble, à ce moment-là, je précise quand même. (regards désapprobateurs) Ca prouve bien que j'ai rien inventé.
Stéphanie – Ouais, c'est une grosse salope, en fait...
Aurore – On peut dire ça comme ça ! Et ce que je trouve incroyable, dans cette histoire, c'est qu'elle s'acharne pour de vrai ! Je veux dire, qu'elle me pourrisse pendant que j'étais avec Alex, même si c'est dégueulasse, tout ce qu'on veut, à la limite, ça a un sens... y avait une logique derrière... Mais même aujourd'hui ! Trois mois plus tard, alors que je lui ai plus jamais parlé, et que j'ai même rien dit contre elle autour de moi, elle continue encore à enfoncer le clou et à me pourrir auprès des autres, comme pour se justifier – je le sais parce qu'Alexandre me l'a dit. Et, franchement, si ça c'est pas de la mauvaise foi à l'état pur...
Agathe – Les filles comme ça méritent pas qu'on parle d'elles, de toute façon...
Aurore – Oui, c'est clair...
Stéphanie – Tu en parles pas mal, quand même !
Aurore – Oh, t'en fais pas, c'est pas ça qui m'empêche de dormir la nuit !
Agathe – Faut pas...
Aurore – Non mais, vous savez les filles, c'est même pas personnel... Ca m'énerve quand les gens disent « n'y pense plus, passe à autre chose, bla bla bla... », parce qu'ils croient que j'en fais une histoire de jalousie. Mais je suis pas jalouse !
Stéphanie – Un peu, quand même !
Aurore – J'ai fait preuve de la jalousie règlementaire en pareille situation, y a un minimum syndical, tout de même. (rires) Et puis, entre nous, se faire piquer son copain par Élise, quoi... C'est même pas le fait de se faire piquer son copain... Mais par Élise... c'est la disgrâce ultime !
Agathe (l'air effaré) – J'avoue, ouais...
Aurore – Après, y a le fait que je suis très jalouse par nature, mais ça c'est une autre histoire... C'est pas une histoire personnelle, c'est une question de principe. Je veux dire, ce qui me fout en l'air dans cette histoire, ce n'est pas que ce soit Alexandre, ce n'est pas que ce soit Élise, ce n'est pas que ça me soit arrivé à moi, ce n'est pas que ça se soit passé pile au moment où il fallait pas... Ce qui me fout en l'air c'est la manière à laquelle ça s'est fait. Qu'Alexandre préfère sortir avec Élise, je vais pas pleurer, c'est pas comme si c'était la première fois qu'un mec se tapait une salope juste derrière moi... Ce qui me gêne, c'est de me dire que ça le dérange pas que la salope en question l'ait dragué alors qu'il était avec une autre fille, que ça le dérange pas de savoir que la salope en question a manipulé son entourage et s'est prêtée à tous les coups bas possibles pour se le faire...
Stéphanie – Il le sait peut-être pas.
Aurore – Mais bien sûr qu'il le sait ! Il a suivi toute l'histoire, puisqu'on en parlait tous les deux pendant qu'on était encore ensemble. D'ailleurs, Alex est le seul à qui j'aie parlé d'Élise depuis qu'on s'est brouillé... et je lui en parlais, ben, comme on parle à son copain, quoi : je lui disais ce que je pensais, ouvertement, sans plus. Et je suis sûr qu'il lui a répété, après, et que ça a conforté Élise dans son idée que j'étais une grande méchante, et qu'elle avait bien fait d'arracher le pauvre Alexandre, pur et innocent, de mes griffes.
Stéphanie – Je comprends pas... Je pensais que c'était un mec intelligent, pourtant.
Aurore – Il l'est, c'est bien ça le plus navrant. D'ailleurs, je lui en veux aussi, pour une autre raison... Il faut savoir que techniquement parlant, Élise ne m'a pas piqué Alex. En fait, on a décidé de se séparer... C'est assez drôle quand j'y repense, parce que j'ai fait ça pour des raisons totalement inverses de celles pour lesquelles Élise s'est mise avec lui : c'était dans un souci d'honnêteté. J'avais des doutes sur mes sentiments, je me rapprochais d'un autre garçon, et je me sentais troublée... (moues) Oui, je sais, c'était pas très élégant, mais je me suis justement dit qu'Alex méritait quelqu'un qui l'aime sans réserve, et que je ne pouvais pas décemment continuer dans une relation où je n'étais pas sûre à cent pourcents de mes sentiments – putain de conscience.
Stéphanie – Alors, tu l'as largué ?
Aurore (soupirant) – Non, je l'ai pas largué... J'aime pas ce mot, ça fait genre je me pointe et je fais « désolée, je t'aime plus, je me casse ». J'ai pas fait les choses comme ça, j'étais pas sûre de mes sentiments, ça implique que j'étais pas sûre de vouloir le quitter, non plus... Je l'ai pas largué...
Stéphanie – Bon... tu l'as déposé, alors.
Aurore – Oui, voilà, je l'ai déposé ! (rires) Du coup, je lui en ai parlé, et ça a été dur, franchement, très dur, je n'avais pas envie de le quitter, au fond de moi... alors on a parlé, longuement, je lui ai expliqué tout ce que je ressentais, en long, en large et en travers, et au final, c'est lui qui a proposé qu'on « fasse une pause »... (moues ébahies) Oui, ça s'est fait en ces termes.
Agathe – Sacrée pause.
Aurore – Comme tu dis. C'est pour ça qu'Élise a particulièrement bien joué son coup, parce que techniquement, Alex était célibataire quand ils se sont mis ensemble. Mais elle s'est jetée dessus comme un vautour sur un bout de viande, c'était juste impressionnant : moins d'une semaine après cette fameuse pause, ils étaient ensemble. Et c'est aussi passer sous silence le fait qu'elle lui tournait autour pendant qu'on était ensemble, elle l'invitait même à sortir. Et elle s'est saisie de la fameuse soirée avec Cécile comme prétexte pour se brouiller avec moi, et pouvoir choper Alex en toute bonne conscience.
Stéphanie (sarcastique) – C'était finement joué !
Aurore – Ah mais, totalement. C'était très fin... et ça ne la rend que d'autant plus pourrie.
Agathe (secouant la tête) – Comment un garçon peut sortir avec ça, ça me dépasse...
Aurore – Et donc, là où j'en veux à Alex, c'est qu'à travers son histoire avec Élise, il se venge. En face, il m'a dit qu'il comprenait que j'aie besoin de me recentrer, que c'était mieux comme ça, tout ça... Mais, quand j'ai vu comment il m'a redit les choses par la suite, j'ai senti que, dans le fond, il m'en voulait à mort de l'avoir laissé – alors que j'avais même pas envie de le laisser, au départ. Et, malgré tous ses efforts, il n'a pas réussi à cacher la satisfaction, la jouissance que ça lui a procuré de se retrouver avec Élise, tout en sachant que moi j'étais seule. Il se venge totalement de moi, tout en gardant bonne conscience puisqu'il se dit que je l'ai bien cherché.
Stéphanie – C'est peut-être mieux, finalement, non ?
Aurore – Bah, quand j'y pense... Il vaut pas mieux qu'Élise, qui a profité de la dispute avec Cécile pour m'en mettre plein la gueule, dans le sens où il a profité du fait que la première venue lui saute dans les bras, pour se venger du fait que je l'aie quitté. Quelque part, entre opportunistes, ils vont bien ensemble.
(moment de silence)
Agathe – Hum... j'ai perdu le lien avec le début de la conversation, là...
Aurore – Ah, le lien, eh bien, c'est qu'Élise s'est faite avoir à son propre jeu.
Agathe – C'est-à-dire ?
Aurore – J'ai repris contact avec Cécile et les autres, et on a longuement reparlé de cette histoire, que je leur donne ma version des faits. Et elles m'ont toutes dit qu'elles trouvaient l'attitude d'Élise déplorable. Même Marie, qui est du genre à trouver que tout le monde est beau et gentil – vous la connaissez –, m'a dit, je cite, qu'elle « avait du mal à ne pas être d'accord avec moi ». En langage Balance, ça veut dire « tu as tout à fait raison » ! (rires)
Stéphanie – Tiens, ça me fait penser... J'ai croisé Souris l'autre jour, je lui ai demandé comment ça allait, et bizarrement, elle m'a pas parlé d'Élise... (sourires) Et quand je lui ai demandé « et Élise ? », elle m'a répondu « oh, Élise, elle est chiante en ce moment ! »...
Aurore (s'esclaffant, incrédule) – Non, tu rigoles ! Attends, si même Souris s'y met, c'est grave, là... Eh bien, vous voyez, tout ça, c'est des choses qui me font chaud au coeur, pas parce que j'ai une rancune personnelle vis-à-vis d'Élise et que je tiens absolument à ce qu'elle se fasse pourrir par tout le monde... Si c'était le cas, je la pourrirais moi-même, j'en suis tout à fait capable... Mais ça fait plaisir de voir qu'elle s'en tire par comme ça, c'est une question de principe. Elle aurait pu faire ça à n'importe qui d'autre, j'en aurais pensé la même chose. Ce qu'elle a fait, ce sont des choses qui ne se font pas, et qu'il n'est pas juste de tolérer. Et ce qui me fait plaisir, c'est de voir que les autres ne les tolèrent pas, spontanément, sans même que j'aie besoin d'y mettre mon grain de sel. A me désavouer à outrance tout en faisant ses saloperies, Élise s'est désavouée d'elle-même. Elle s'est montrée très féminine dans sa manière d'essayer de m'évincer, mais pas très prudente quant aux conséquences, parce qu'elle a commis un magnifique suicide social. Moi, j'ai peut-être perdu un amoureux dans l'affaire, mais j'ai toujours l'estime de mes amies, et comme je ne me suis pas abaissée à rentrer dans le jeu de pourrissage d'Élise, je n'ai rien à me reprocher. Elle, par contre, elle a perdu toute la communauté... et encore, elle a de la chance d'habiter dans une grande ville.
Agathe – C'est clair ! Si elle vivait dans un village, elle oserait même plus sortir de chez elle...
Aurore – Donc voilà, je suis contente parce qu'il y a une justice dans ce monde. J'ai gardé une attitude positive malgré tout, jusqu'au bout : aucune méchanceté, aucun coup bas, et j'ai été reconnue pour ça. Et vous pouvez pas imaginer le bien que ça fait de se dire qu'on n'a même pas besoin de lever le petit doigt pour que les pourris soient reconnus comme pourris et les justes comme justes. Ca s'arrose ! (trinque et boit)
Agathe – N'empêche, le plus incroyable, c'est que ça a l'air de durer, leur affaire...
Aurore (s'esclaffant) – C'est sûr, je le dis depuis le début. C'est pour ça que je tâchais se garder Élise à bonne distance quand même pendant qu'on était encore ensemble, je n'étais pas dupe. Elle était en pâmoison devant Alex depuis le début... « et il est très mignon, et il est très gentil, et gna gna gna... », c'est ça qui rend son prétexte pour m'évincer d'autant plus ridicule. Je veux dire, à un moment donné, faut pas prendre les gens pour des cons, non plus. Quand je repense à ses grands discours sur l'amitié, genre « oh, mais ne t'en fais pas, je ne ferais jamais ça à une amie... » : pas folle, la guêpe, elle a pris soin que je sois plus son amie pour ça.
Agathe – Mais quelle tristesse...
Aurore – Trop ! Et de son côté, Alex qui me faisait « non, ne t'inquiète pas, entre toi et Élise, il n'y a aucune comparaison possible »...
Stéphanie – C'est un beau couple d'enfoirés, quand même !
Aurore – Tu vois, malgré ce qu'ils m'ont fait, je dirais même pas ça. Ils étaient tous les deux paumés, ils se sont retrouvés, voilà. Leur tort c'est pas d'être des enfoirés, c'est de croire que rien que parce qu'ils sont ensemble, le monde cesse d'exister autour d'eux. Ils sont complaisants l'un envers l'autre, ils sont chacun prêts à accepter n'importe quoi de la part de l'autre, parce que leur désir d'avoir quelqu'un est plus fort que leurs principes. Et, franchement, c'est dangereux...
Stéphanie – Hum, ça sent le vécu !
Aurore – Bah, vite fait... J'ai déjà couché avec un mec qui était maqué, et j'en suis pas particulièrement fière, c'est fait, c'est fait. N'empêche que vu tout ce que je me suis pris derrière, alors que c'était lui qui venait me rendre visite de lui-même, la leçon a été claire, et j'y suis pas revenue. Alors, à la place d'Alex et Élise, une relation basée sur la complaisance, construite sur le mensonge, la trahison et la vengeance – même si ces sentiments concernent des personnes extérieures –, je m'inquiéterais beaucoup.
Agathe – Tu crois que ça va pas durer, alors ?
Aurore – Oh, si. Ils ont trop besoin l'un de l'autre. Ils sont comme deux parasites en symbiose. Mais une relation de parasitage, c'est pas ce que j'appelle de l'amour, personnellement. Ils s'en rendent sans doute pas compte, parce qu'ils sont dans leur bulle, mais ils sont déjà foutus. Ca craquera le jour où l'un des deux se réveillera.
Agathe – Espérons...
Aurore – T'en fais pas. Élise est déjà morte socialement. Les parasites ne restent pas longtemps accrochés à des organismes morts ! (rires)
Il y a beaucoup de choses qui se sont passées dernièrement et que j'aurais préféré éviter. Mais puisque chacun se retrouve à sa place et que la vie reprend son cours normal, je m'incline et m'en remets aux mains bienveillantes de mon destin, qui se débrouillera très bien sans moi.
Tant que le monde tourne rond...
Ô toi, petit coup de tonnerre
Toi qui retournes ciel et terre
Toi qui arrives et puis repars
Au milieu des nuages noirs
Toi que l'on entend en retard
Qui berce tous mes cauchemars
Tu fais trembler mon univers
Tu électrises mon atmosphère...
Mais pour quoi t'excuses-tu donc?
S'il te faut fuir vers l'horizon
Pourquoi te mettrais-je en prison
Tant que le monde tourne rond...
Ô toi, petit coucher de soleil
Qui brilles d'un éclat vermeil
Toi qui illumines l'océan
De ton rose dégoulinant
Toi qui as choisi pour amant
Un odieux marais purulent
Tu t'éclipses dans mon éveil
Tu me dérobes mon sommeil...
Mais pour quoi compatis-tu donc?
Si je pleure ton extinction
Pourquoi refuser l'abandon
Tant que le monde tourne rond...
Ô toi, jolie petite aurore
Parée de ciel bleu pâle et or
Toi qui accueilles l'astre du jour
En ton sein gorgé de velours
Toi qui cèdes encore et toujours
A la lumière de l'amour
Tu m'accapares de remords
A toujours changer de décor
Mais pour quoi te blâmes-tu donc?
Si chaque matin ton coeur fond
Pourquoi y chercher la raison
Tant que le monde tourne rond...